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 Life on Mars (Hazel)

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MessageSujet: Life on Mars (Hazel)   Dim 17 Nov - 5:09

Life on Mars
lawrence & hazel


Voilà quelques jours que Lawrence Grey habitait l'hôpital, contraint à plusieurs soins par jour. Cet endroit le rendait dingue. Il en voulut même à ses agresseurs de ne pas l'avoir tué directement puisqu'ils l'avaient contraint à vivre un véritable enfer ici. Entre tous ces médicaments qui lui étaient administré - comme il refusait catégoriquement de les prendre, les médicomages étaient contraint de le stupéfixer ou de l'endormir pour qu'il puisse les ingurgiter sagement, autrement il refusait qu'on lui injecte un quelconque produit sans qu'il puisse savoir de quoi il s'agissait et même si on le lui expliquait, il n'avait pas assez confiance pour se laisser faire - et ces ordres reçus, c'en étaient trop. Lawrence n'avait d'ordre à recevoir de personne, si ce n'était que ses deux principaux chefs et seulement d'eux deux. Son caractère rebelle et incontrôlable avait déjà fait perdre la patience de plusieurs médicomage et il avait fallu faire appel à son supérieur pour qu'il puisse se calmer un petit peu.

Toujours était-il que, supérieur ou non, il était hors de question pour lui d'attendre dans un lit que le temps passe et d'obéir à ce qu'on lui demandait de faire sans contrainte. Si Lawrence était un cauchemar pour eux, ils étaient aussi son cauchemar et les deux côtés avaient hâte qu'il s'en aille au plus vite. Lui, désirant retrouver son bureau, ses affaires, ses missions. Reprendre là où il s'en était arrêté avant de se faire prendre par surprise par un groupe de rebelle païen qui avait presque réussi à éteindre l'étincelle de sa minable vie. Sauf qu'il ne pouvait leur jeter la pierre pour un tel acte. Si à leur yeux, il se faisait passer pour un traite, la réalité était tout autre. D'ailleurs, le fait que cela marche le rassurait, puisque cela voulait dire que jusqu'ici, le plan qu'il s'était fixé avec son "principal supérieur" marchait à la perfection. Il ferait un bien piètre traitre s'il n'était pas convaincant. Or, il semblait l'être, et cela au dépends de grands sacrifice. La première, l'affection qu'on lui a un jour épprouvé. La seconde, sa notoriété. Et tout le reste venait ensuite. Il ignorait s'il vivrait assez longtemps pour qu'un jour, les choses changent et que les gens se rendent compte de ses véritables intentions, toujours était-il qu'il n'attendait aucun remerciement en retour. S'il avait accepté une telle chose, c'était pour des raisons personelles et non pas pour flatter son égo à la fin. De toute façon, il n'était pas sur de survivre assez longtemps pour accomplir sa principale mission et même si une seule personne était au courant, rien ne prédisait qu'il révèlerait un jour leur secret.

Lawrence se leva de son lit, vêtu en tout et pour tout d'un simple peignoir. Zooey, la médicomage qui s'occupait principalement de lui avait pris congé pour la journée si bien que ce devait être la charge d'autre, à son et à leur plus grand malheur. Et si personne n'était en train de le faire en ce moment même, il vit là une opportunité de trainer sa vieille carcasse dans tous le batiments afin de se dégourgir un peu les jambes. Il avait bien essayé une fois, mais il était à peine sorti de sa chambre qu'on l'y avait renvoyé non sans difficulté. Cette fois ci, lorsqu'il ouvrit la porte et qu'il passa la tête à l'entrabaillement de la porte, il ne vit personne. Tant mieux!
Il déambulla dans les couloirs à la recherche de quoi s'occuper. L'idée de s'échapper lui était évidement venu en tête, mais une fois retrouvé, les Aurors auraient été capable de le renvoyer à l'hôpital et même de prolonger son séjour juste pour l'embêter. Ainsi, il se décida à rester même si cela ne lui plaisait guère, sans pour autant obéir forcément à ce qu'on lui disait de faire. Dont l'ordre de rester dans sa chambre, principalement.

Si son corps ne lui faisait plus mal, sa tête lui tournait encore de temps en temps. La bonne nouvelle, c'était qu'il était presque rétabli. Bientôt, il pourrait sortir de cet enfer et retrouver sa liberté d'antant. Il ne comptait pas enquêter sur ses agresseurs, bien que ses collègues avaient commencé à s'en charger, naturellement. Mais il avait d'autres préoccupations plus importantes que celles là, dont celle de terminer ce qu'il avait commencé à faire.

Il descendit les escaliers en se demandant s'il ne portait pas de cape d'invisibilité puisque personne ne semblait remarquer sa présence non autorisée. Il arriva jusqu'au rez-de-chaussée et s'avança vers l'accueil en cherchant une excuse qui l'aurait amené jusqu'ici mais il n'eut pas à chercher bien longtemps puisqu'il y avait personne. Chose étonnante, mais pas nouvelle.

"Oooh? Y'a quelqu'un?"
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MessageSujet: Re: Life on Mars (Hazel)   Sam 23 Nov - 11:18


    "Patient récalcitrant et réfractaire aux soins. Administrer soins avec précaution. A été sujet à nombreux changements de personnel médical dû à son attitude désinvolte"

    Je refermai le dossier d'un coup sec. Grey, Grey, Grey... Encore et toujours dans mes pattes, quoi qu'il arrive. Et à tous les niveaux. La première fois que j'avais rencontré le bonhomme, le nouveau régime venait tout juste d'être mis en place. Enfin... Tout juste est un bien grand mot. Disons que les dispositions anti-nés moldus étaient devenues, à l'époque, claires comme de l'eau de roche. Ce qui a mon niveau m'avait vallu nombre d'inspections ayant pour but de vérifier que j'étais bel et bien "apte à accomplir mon devoir". Et si j'avais pu passer entre les mailles du filet grâce à mon statut de sang irréprochable, Liam n'avait pas pu en dire autant. Le compte-rendu de l'auror chargé de son inspection avait été sans appel : inapte à la tâche qui lui avait été confié. L'auror en question? Son dossier médical était désormais entre mes mains. "Le monde est petit" aurait été un cruel euphémisme.
    Mais ce n'était pas tout. J'avais eu l'occasion de revoir Grey de temps en temps. A croire qu'il se portait volontaire pour s'occuper de mon cas à chaque fois qu'une inspection surprise avait lieu à St Mangouste. Questionnaires, interrogations, remarques... J'imaginais que tous les aurors au service du nouveau régime prenaient un malin plaisir à se sentir supérieur, capable de nous réduire à rien d'un seul coup de plume sur un parchemin. Si ce n'était que Grey était particulièrement connu pour avoir retourné sa veste après le coup d'Etat... Un traitre, encore un.

    Cependant, cette fois-ci était différente de toutes les autres. Grey était passé de l'autre côté du miroir, alité dans une chambre plutôt que debout à me regarder faire mon travail. D'autant qu'il ne s'était pas retrouvé ici suite à une chute dans un escalier. Oh que non. J'avais d'ailleurs, en quelque sorte, une grande part de responsabilité en ce qui concernait son séjour.


    "Vous avez fait QUOI?!"

    avais-je hurlé dans tout le quartier général. Quand un groupe de jeunes recrues était venu me trouver pour m'annoncer une nouvelle qui allait me "faire monter au plafond M'dam", je ne m'étais pas attendu à un truc pareil. Leur visage auparavant enjoué et empreint de fierté ne tarda pas à se déconfire

    "Tabassé, M'dam... On a pensé... Comme c'est un de ceux là..."

    J'aurais pu soulever une table en chêne massif pour la balancer contre un mur.

    "Penser? PENSER?! C'est ça que vous appelez penser?! C'est un Auror! Il suffit qu'il lance une vendetta contre ses agresseurs et qu'il remonte jusqu'à nous! La Résistance sert à prouver que nous valons mieux qu'une bande de politiciens corrompus! Mais non! Allons-y! Tabassons n'importe qui, après tout, c'est rentré dans les mœurs maintenant, hein? HEIN?!"

    Je ne m'étais pas mise dans un tel état de rage depuis... très longtemps. Mais j'avais néanmoins raison. Un auror n'était pas n'importe qui, il disposait de moyens, d'aptitudes qui nous rendait plus vulnérables si jamais il se mettait à enquêter en profondeur. Et si jamais un détail de son agression lui revenait... Nous ne pouvions pas prendre ce risque. JE ne pouvais pas prendre ce risque. Beaucoup trop de choses étaient en jeu.

    J'avais alors personnellement réclamé le dossier de Grey. Pas dès son arrivée, cependant. Comateux et incapable d'aligner deux mots, il ne m'était d'aucune utilité. D'autant que cela aurait sans doute paru suspect, sachant le dégout qu'il m'inspirait en temps normal. Non, j'avais laissé quelque uns de mes collègues s'attaquer au morceau avant moi. Bien entendu, la plupart avaient jeté l'éponge, ne supportant plus de rester en sa présence. Ainsi le dossier était comme part magie tombé entre mes mains, moi qui m'était portée volontaire pour "enlever cette épine du pied de mes confères".

    A ceci près que mon épine avait disparu.
    Alors que je rentrai dans sa chambre pour l'examiner, je découvris son lit vide et aucune trace de lui nulle part. Mon coeur se mit à battre à toute vitesse. Si jamais il s'était rappelle de quoique ce soit... Je dévalai les nombreux escaliers et vérifiai chaque étage, chambre par chambre. Il devait être là, quelque part! Il n'avait pas pu se volatiliser comme ça, il y avait une décharge à signer pour sortir etc etc! Mes collègues m'avaient prévenus qu'il avait une fâcheuse tendance à fuguer mais je n'avais pas été avertie pour ce qui était de jouer à cache-cache!

    Bientôt, après une demie-heure de course acharnée, il ne me resta que le rez-de-chaussée à vérifier. J'avais l'impression d'être une mère à la recherche de son enfant perdu dans l'Allée des Embrumes. Et ce fut avec un soupir de soulagement et un énervement certain que j'aperçus enfin mon patient. Là, comme une fleur, Grey semblait même attendre qu'on vienne le trouver. Bon dieu si ça se trouve ils avaient fini par le rendre cinglé.

    Je m'approchai de lui et lui saisi fermement le bras


    "Puis-je savoir quel aspect de "Restez dans votre chambre" que vous ne saisissez pas, Grey?"


Dernière édition par Hazel H. Blackery le Sam 23 Nov - 12:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Life on Mars (Hazel)   Sam 23 Nov - 12:21

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Il n'y avait rien de plus ennuyant et de plus pire qu'un séjour à l'hopital. Même pour de simple visite, c'en était éprouvant. Lawrence détestait cet atmosphère. Elle respirait la souffrance, la mort, la maladie... de quoi le rendre mal à l'aise. Rien que dans la chambre à côté de la sienne reposait un malade devenu fou après plusieurs sortilèges d'oubliette et peut être d'autre chose d'ailleurs étant donné qu'il était en délire complet. Entendre ses cris de démence était éprouvant, cela lui donnait la tête lourde et l'envie de partir le plus vite possible était encore plus forte. Il maudissait ses agresseurs, non pas pour avoir failli le tuer, mais pour lui avoir épargné la vie et devoir subir ce cauchemar. C'était pire que la mort elle même. Il se demandait même comment pouvait on devenir médicomage sans perdre la tête puisque ce ne devait pas être facile de s'occuper d'autant de monde dans un état pareil. Rien que lui même, il était insupportable. Normal, il n'aimait guère là où il se trouvait et comme il ne se plaisait pas, il devenait particulièrement désagréable et même irritant. Seule la compagnie de O'Connor parvenait à le calmer un peu bien qu'il n'était pas rare que des railleries sorte de sa bouche, même après elle.

Il avait fini par quitter sa chambre sans prendre le risque de s'enfuir, de peur d'avoir à retourner là pour encore plus longtemps. S'il voulait sortir vite, il fallait trouver un compromis et se montrer le plus en forme possible. De toute manière, même s'il avait encore quelque séquelles de son agression et que cela lui faisait encore mal, il avait plutôt bien régénéré et ce n'en serait peut être pas autant s'il avait eu du sang moldu dans les veines. Il avait appris à l'école que ces derniers avaient plus de mal à se remettre d'une blessure magique que les sangs purs, dû à leur condition. A l'époque, ça n'avait rien eu de discriminant, juste la vérité.

Il était arrivé à l'accueil où le personnel manquait. Comme d'habitude. Après avoir attendu un moment, il avait fini par s'asseoir dans l'un des fauteuil et avait entreprit un peu de lecture lorsqu'une apparition arriva. Il leva les yeux vers elle et reconnut le visage d'une des médicomages chargée de ses soins.

"Eh bien, vous en avez mis du temps." dit-il de manière naturelle.

A sa tête, elle n'avait pas l'air contente, et cette mimique le fit sourire. Elle le rejoignit, mais au lieu de s'asseoir en face et de faire la causette, elle lui attrapa fermement le bras. Le poids du sorcier déterminé à rester là il était l'empêcha de se lever.

"Puis-je savoir quel aspect de "Restez dans votre chambre" que vous ne saisissez pas, Grey?" demanda-t-elle avec une pointe d'agressivité dans la voix.

Il lui jeta un regard faussement outré avant de se mettre à jouer le jeu.

"Restez dans votre chambre" répéta-t-il alors en guise de réponse tout en esquissant un grand sourire narquois. "Pardonnez moi, mais qui êtes vous mademoiselle?"

Bien entendu, il savait qui elle était et ce, pour l'avoir rencontrée plus d'une fois dans sa vie. La fameuse médicomage qu'il interrogeait à chaque inspection et qui n'était jamais enchantée de l'avoir en face à face. A chaque fois que ces inspections se déroulaient, il était charger de lui poser d'innombrable questions soigneusement concoctée par le Ministère de la Magie. Cette épreuve était assez pénible à la longue, mais il se devait de l'effectuer puisque s'il l'on trouvait une erreur qui n'avait pas lieu d'être, cela allait soit mal lui en coûter, soit mal en coûter à toutes les personnes interrogée.

"Oh oui, vous êtes... oh pardonnez moi, je n'aime pas votre nom alors je ne le retiens jamais."

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Dernière édition par Lawrence A. Grey le Dim 1 Déc - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Life on Mars (Hazel)   Sam 23 Nov - 13:29

    "Eh bien, vous en avez mis du temps!"

    Il m'était arrivé de soigner des gosses plus matures que Grey. Même si je devais avouer qu'avec réflexion, la barre n'était pas placée très haut. Il était comme dans mes souvenirs : irritant et têtu comme une mule. A ceci près que d'habitude, je n'avais pas l'habitude de le voir dans la blouse reservée aux patients. Il était d'ailleurs étrange de voir quelqu'un porter cet accoutrement dans le hall, les patients ne descendaient rarement, pour ainsi dire jamais, ici. Mais comme d'habitude, Grey se révélait être un cas à part.

    Monsieur s'était mis à son aise. Confortablement installé sur un fauteuil, il n'attendait que moi pour venir l'enguirlander. L'envie de n'en manquait pas, et "enguirlander" n'était pas vraiment ce que j'avais en tête.
    J'accélérai le pas pour arriver à sa hauteur. Par Merlin même le simple fait de le voir m'exaspérait. Son sourire satisfait contrastait avec mon air furibond et alors que je lui tirai sur le bras pour le faire lever, Grey ne bougea pas d'un pouce. Biensur, évidement. Qu'est-ce que je croyais? Ce n'était pas comme si il allait gentiment me suivre jusqu'à sa chambre sans faire d'histoires. Oh non, ça aurait été trop facile. Et beaucoup moins amusant pour lui.
    Quand je lui demandais si il avait des problèmes de compréhension quant aux recommandation qu'il avait reçu, sa réponse me fit lever les yeux au ciel. Un gosse, un véritable gosse. Non, même pas, les gosses, eux, vous fichaient la paix pour peu qu'on se fâche. Ce patient-ci était loin d'être aussi impressionnable. Je croisai les bras sur ma poitrine, toisant l'auror de bas en haut. Si je n'étais pas capable de l'examiner correctement, je pouvais au moins établir un rapide état des lieux. Pas des plus complets cependant. Voyons, aucune plaie n'avait l'air de s'être ouverte au cours de son escapade, il n'avait pas le teint pâle, pas de tremblements dû au traitement... Il ne semblait pas faible non plus, mais quelque chose me disait qu'il aurait très bien pu le dissimuler.

    "Pardonnez moi, mais qui êtes-vous mademoiselle? "

    Je battis des cils plusieurs fois, pas vraiment certaine d'avoir bien compris. Ils l'avaient bel et bien rendu dingo! Ayant callé le dossier médical sous mon bras, je le réouvris pour le parcourir rapidement. Aucun signe d'administration d'un sortilège d'amnésie, aucun traitement ayant ce genre d'effet secondaire... Si Grey avait bel et bien perdu la mémoire, ce serait donc dû à l'agression... Un léger soulagement m'envahit. Si il ne se souvenait plus de rien, tout serait pour le mieux, je n'aurais plus à me soucier de son cas et je pourrais refiler son cas à d'autres médicomages. Je n'aurais qu'à prétexter que son comportement rendait mon travail impossible.

    "Vous êtes sûr que vous vous sentez bien, Grey?"

    "Oh oui, vous êtes... oh pardonnez moi, je n'aime pas votre nom alors je ne le retiens jamais."


    Oh. Biensur. Autant pour moi, Grey avait encore toute sa tête, malgré mon envie d'arracher cette dernière. Je refermai calmement son dossier. Si m'énerver était un jeu, je décidai de me joindre à la partie. Plus on est de fou plus on rit, n'est-ce pas? Lui donner satisfaction n'était pas à l'ordre du jour.

    "Je parie que c'est ce que vous avez dit à vos agresseurs avant qu'ils s'occupent de votre cas. Au moins ceux-là vous aurons laissé une forte impression, ne serait-ce que l'hématome sur votre tibia."

    Je pris place sur l'un des sièges, me couchant à moitié en travers de celui-ci, posant les pieds sur le siège d'à côté. J'attrapai un exemplaire de La Gazette du Sorcier abandonné sur une table à la page des mots croisés.

    "Si vous ne voulez pas être soigné, qu'à cela ne tienne. J'ai du temps libre à rattraper. "Autant magique que comestible à Beauxbâtons"en huit lettres avec un B au début et un U au milieu?"

    Je fis mine de me désintéresser de lui, me reportant au mots croisés comme un animagus à un manuel de métamorphose. Au bout de quelques secondes, j'ajoutai d'un air détaché :

    "Vos blessures doivent recevoir une application de sebum de mandragore toutes les deux heures sous peine de s'ouvrir de nouveau. Et à en juger par l'heure qu'il est il vous reste..."

    Je relevai les yeux du journal pour regarder la grande horloge qui trônait dans le hall de l'hôpital.

    "... une bonne demie-heure avant de pisser le sang. Et entre vous et moi, expliquer le pourquoi du comment aux sorcières de ménages qui vont nettoyer tout ça n'est pas dans mes pl.. BAGUETTE! C'est ça la réponse!"
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MessageSujet: Re: Life on Mars (Hazel)   Dim 1 Déc - 19:48

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L'arrivée de l'infirmière lui avait rappelé les moments les plus embêtant de son métier : les contrôles. Auparavant, ce n'étaient pas les Aurors qui étaient chargé d'une telle tâche mais le Ministère de la Magie avait préféré les envoyer eux plutôt que "d'autres incompétents" dont la plupart était composé de traitres. Et le contrôle avait intérêt à être parfaitement exécuté si l'on ne voulait pas obtenir un allé pour un séjour de rêve à Azkabhan en compagnie des charmantes créatures que pouvaient être les Détraqueurs. Le fait de travailler en association avec le nouveau Ministère de la Magie et celui de la Justice était, pour lui, un devoir : il fallait qu'il y aille. Et il le faisait. Pas sans échapper quelques soupirs d'agacement à chaque fois qu'on lui annonçait sa tâche, mais il le faisait et sans difficulté. Ce n'était pas compliqué pour lui de noter toutes les personnes "aptes" à exécuter leur travail au sein de l'hôpital et d'en envoyer d'autre en prison ou simplement au chômage.

A présent qu'il était passé du statut de contrôleur à celui de patient, il voyait les choses un peu différemment. N'étant pas un adepte des petits soins puisqu'en général, il avait son propre service médical à domicile, il n'avait jamais trouvé le temps aussi ennuyeux. A y penser, il y avait des tas de missions qui l'attendaient dehors tandis qu'il était en train de croupir dans cet endroit qui sentait mauvais la mort et la maladie. Il se sentait en pleine forme, pourquoi le retenir? Son agression avait été si grave pour qu'il puisse se permettre une telle perte de temps? Tôt ou tard, sa patience sera mise à bout et dans ces conditions là, la fuite sera inévitable. Même s'il ne comptait pas le faire pour le moment, il s'était promis qu'au bout d'un certain moment, il allait s'en aller pour reprendre sa vie habituelle. De toute manière, quel risques y avait-il à prendre? Il ne sentait plus grand chose, alors à quoi bon?

"Je parie que c'est ce que vous avez dit à vos agresseurs avant qu'ils s'occupent de votre cas. Au moins ceux-là vous aurons laissé une forte impression, ne serait-ce que l'hématome sur votre tibia."

Il tourna la tête vers la Médicomage en lui adressant un regard incompréhensif et comme s'il s'adressait à une folle. Puis son air se remit à la normale, à savoir légèrement hautaine et braquée, avant de se replonger dans sa lecture qui n'avait aucun intérêt.

"Vous ne savez pas de quoi vous parlez alors veuillez ne pas gaspiller votre salive pour rien. La seule forte impression qu'ils m'ont laissés est de m'avoir fait enfermé dans cet endroit pourri. Je dois reconnaître vous admirer pour travailler dans des conditions pareilles, je n'aurais pas tenu longtemps si j'avais été à votre place. En même temps, pourquoi ferais-je Médicomage dans ces cas là?"

La jeune femme se déplaça pour s'installer dans un fauteuil en face de lui. Lawrence déplaça son regard vers le haut de son magasine pour pouvoir jeter un coup d'oeil à cette dernière. Il se retint de lui faire une réflexion à l'instant même, décidant de ne pas y faire attention. Si ce n'était pas lui, ce serait quelqu'un d'autre. Et il n'avait pas envie de gaspiller la sienne, de salive, pour le moment.

"Si vous ne voulez pas être soigné, qu'à cela ne tienne. J'ai du temps libre à rattraper. "Autant magique que comestible à Beauxbâtons"en huit lettres avec un B au début et un U au milieu?"

Il ne fit pas attention à elle, faisant mine qu'elle n'existait pas et qu'elle n'avait jamais existé. D'ailleurs, il se rendit compte qu'elle n'avait pas répondu à sa question mais il n'était pas bête au point d'ignorer qu'elle était aussi têtue que lui et que, d'une certaine façon, ils se ressemblaient tous les deux. La preuve, elle entrait dans son jeu.

"Vos blessures doivent recevoir une application de sebum de mandragore toutes les deux heures sous peine de s'ouvrir de nouveau. Et à en juger par l'heure qu'il est il vous reste..."

Elle détacha son regard un court instant pour pouvoir jeter un coup d'oeil à l'horloge avant d'achever son discours.

"... une bonne demie-heure avant de pisser le sang. Et entre vous et moi, expliquer le pourquoi du comment aux sorcières de ménages qui vont nettoyer tout ça n'est pas dans mes pl.. BAGUETTE! C'est ça la réponse!"

Il se mit à éclater de rire quitte à cette dernière remarque. Elle avait plutôt de l'humour comme fille.

"Quelle horreur! Et c'est de cette façon qu'est mort votre fiancé?" demanda-t-il du même air détaché qu'elle, sans s'arracher à sa fausse lecture puisqu'il ne lisait naturellement pas la revue qu'il tenait entre ses mains. Il était évident qu'il ne croyait pas un mot de ce qu'elle lui avait dit puisqu'elle jouait avec lui comme il s'était mis à jouer avec elle. Deux gosses de première année d'étude à Poudlard.

"Vous savez, je ne suis pas idiot et je sais que vous bluffer Miss Blackberry. D'ailleurs, n'avez vous pas d'autre chat à fouetter que de faire des mots croisés en face de moi? Je ne suis pas le seul patient dans cet hôpital et je vois bien là que vous ne m'aimez guère. Allons, ne vous en faites pas pour moi, je compte bientôt sortir et ce sera mieux autant pour moi que pour vous."

Il demeura quelques secondes silencieux avant d'ajouter le plus naturel du monde :

"J'ai hâte d'être à la prochaine inspection."
En effet, si tous les employés de l’hôpital s'amusaient à jouer durant leur heures de travail, il aura de quoi faire pour la prochaine fois. Et au moins là, il ne bluffait pas.
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MessageSujet: Re: Life on Mars (Hazel)   Sam 7 Déc - 15:32

    "Quelle horreur! Et c'est de cette façon qu'est mort votre fiancé?"

    Je ne sais quelle expression aurait le mieux illustré ma réaction face aux derniers mots de Grey : une énorme gifle en pleine figure ou un coup de couteau dans le dos. Même de sa part, je trouvais la remarque particulièrement cruelle. Le jeu n'en était plus un alors, c'était un combat. Un combat dont le vainqueur serait celui qui parviendrait à garder la tête haute, malgré les bassesses de son assaillant. Vous ai-je déjà dit que je déteste perdre?

    Après quelques secondes de silence, je tournais la page de La Gazette du Sorcier que je tenais entre les mains, faisant mine cette fois d'admirer la page météo. Un grand dessin en forme de Grande Bretagne y était, sans surprise, recouvert de nuages et de pluie animés magiquement. Je fis claquer ma langue contre mon palais, un bruit particulièrement énervant d'après mon expérience.


    "Histoire ancienne. Je suis passée aux filles maintenant" entonnai-je joyeusement. "Beaucoup plus... sauvages. Bon sang de Merlin de bon soir, il va neiger en Irlande!"

    L'allusion à Liam, malgré mon ton léger, continuait à flotter dans mon esprit. C'était à cause de Grey qu'il avait dû quitter l'hôpital. C'était à cause de Grey qu'il avait ouvert l'hôpital clandestin. C'était à cause de Grey qu'il avait soigné ce sympathisant au régime. C'était à cause de Grey qu'il était mort.
    J'avais eu tort. Je n'aurais pas dû faire la morale aux agresseurs de mon patient. Ou alors si. J'aurais pu leur faire la morale pour ne pas avoir eu le soin de finir le travail.

    Et le voilà, là, maintenant, à quelques centimètres de moi sur le fauteuil d'à côté. Toujours aussi sûr de lui, si arrogant, si... tellement... lui, en fin de compte. On aurait pu croire que se prendre la volée du millénaire aurait eu un quelconque impact sur lui mais Grey restait fidèle à lui-même. Peut-être même plus d'ailleurs. Croire qu'il faisait du zèle en vue d'être plus irritant.
    Bien entendu, mon petit manège ne tarda pas à tourner court. C'était le genre de chose que je servais aux enfants hospitalisés en mal d'autorité. Grey ayant la même attitude qu'un adolescent en pleine crise, j'avais sans doute espéré que l'analogie irait jusque là. Il fallait croire que je m'étais trompée. Ceci dit, j'avais usé d'un semi mensonge. Certes, ses plaies risquaient de s'ouvrir de nouveau si il ne recevait pas d'application d'un certain sebum mais j'avais quelque peu écourté les délais de l'ouverture en question. Au lieu d'une demie-heure, Grey avait bien quatre bonnes heures devant lui. Et d'ici là, il serat certainement retourné dans sa chambre. Du moins je l'espérais. Et d'un autre côté, une partie de moi avait envie qu'il continue son caprice jusqu'au bout. Qu'il reste assit là pendant des heures à rien faire avant de réaliser que quelque chose n'allait pas. Je me délectais à l'idée de le voir appeler une infirmière, blanc comme un linge. Ou qui sait, son égo irait même jusqu'à ne solliciter aucune aide.

    Je tiquai alors qu'il écorcha mon nom. Il n'était pas le premier, ne serait sans doute pas le dernier, mais allez savoir pourquoi, de sa part, l'erreur m'exaspérait. Erreur ou pas d'ailleurs. Son allusion à une future inspection m'arracha un sourire. Ces aurors, toujours les même.


    "Blackery", corrigeai-je calmement, tournant une nouvelle page du journal. "Quel dévouement à votre profession, tout bonnement admirable! J'ignorais que gâcher la vie des gens justifie votre salaire."

    Je reposai enfin le journal pour faire face à mon patient. Je notai au passage que la blouse des patients ne lui allait pas du tout.


    "Malheureusement pour vous, vous êtes mon dernier patient de la journée. Autrement dit je n'ai rien à faire d'autre que de vous tenir la jambe pendant le reste de la soirée parce que comme vous l'avez si bien souligné, personne ne m'attend chez moi, pas vrai?"

    Les sorciers qui passaient devant nous nous dévisageaient d'un drôle d'air. La place d'un patient n'était définitivement pas ici. Je répondais néanmoins à leurs airs décontenancés par de grands sourires, l'air de dire : "C'est un nouveau système de rééducation Mesdames et Messieurs! Nous sommes en ce moment même en train de le tester sur ce spécimen de Genfoutrus Cassebonbus."

    "Écoutez-moi bien : le seul moyen de vous débarrasser de moi, c'est de remonter dans votre chambre. Si j'applique votre traitement et signe la charte de visite, vous aurez tout le loisir de jouer les explorateurs tout seul."

    Je réouvris mon journal.

    "Dans le cas contraire, j'ai besoin d'un mot en sept lettres pour '17 mornilles'."
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MessageSujet: Re: Life on Mars (Hazel)   Jeu 2 Jan - 16:47

Life on Mars
lawrence & hazel
Jouer avec la médicomage l'amusait. Voilà une chose qui le distrayait un peu et qui lui changeait des cri déments de patients ou des gémissements de plainte dont le bruit s'approchait fortement de celui qu'un cadavre qui bougeait encore pouvait faire lorsqu'il marchait. Si Lawrence avait horreur de l'hôpital, c'était pour tous les désagréments perturbant de ce genre que cet endroit pouvait fournir. Un avant-goût de ce qu'était la mort, en quelques sortes. Si lui l'avait frôlé il y avait quelques jours, cela ne lui plaisait guère d'être revenu ici et attendre bien sagement que le temps passe. Il avait besoin d'action, ou bien de faire quelque chose qui pourrait lui faire oublier la misère dans laquelle il était. L'arrivée de Blackberry, ou quelque chose comme ça, avait été une opportunité pour pouvoir faire autre chose que de rester dans son lit et prendre des médicaments à longueur de journée.

Il avait provoquée cette dernière quand elle avait voulu le bluffer en lui inventant une mort atroce, lui demandant si c'était de cette manière que son défunt fiancé avant perdu la vie. Il ne manqua pas non plus de regarder par dessus son journal la réaction de la jeune femme en cachant son sourire de triomphe grâce aux pages de papier qui empêchait de regarder entièrement son visage puisqu'il savait que d'une manière ou d'une autre, il avait touché un point fort. Il se souvenait bien de cet homme qu'il avait expédié tout droit au chômage lors d'un contrôle où il avait dû s'atteler à la pénible tâche de vérifier qu'aucun né moldu n'avait de fonction dans la médicomagie. Les gens refusaient de se faire soigner par des "sangs de bourbe" et avait fait en sorte de faire passer une loi qui les en empêcherait. Loi qui fut votée, sinon quoi, il ne l'aurait pas fait.
Elle restait silencieuse en s'efforçant de ne pas céder à la colère. Il voyait bien là qu'elle cherchait à faire en sorte qu'il n'ait pas le dessus sur elle puisque c'était là un jeu de pouvoir puisqu'il avait décidé de jouer un peu. Après tout, que risquait-il?

"Histoire ancienne. Je suis passée aux filles maintenant" répondit-elle en faisant mine de n'y porter aucune importance. "Beaucoup plus... sauvages. Bon sang de Merlin de bon soir, il va neiger en Irlande!"

- Vous manquez beaucoup d'imagination, je suis beaucoup déçu, répliqua-t-il sans prendre gare aux prévisions météo qu'elle venait de lui faire, lisant toujours son journal de manière superficielle. "Vous auriez pu trouver un meilleur mensonge, j'y aurais peut être cru."
En même temps, il n’était guère facile de tromper une personne comme lui, sa cap!acité en légilimencie lui facilitant la tâche. Bien sûr, il ne connaissait pas tout non plus et ne voyait pas forcément toutes les choses qui se passaient autour de lui, sinon quoi, il aurait rapidement terminé son travail. Mais ce n'était pas difficile pour lui de deviner cette chose, et encore plus celles qui étaient évidente. Ceci dit, il admirait la manière dont elle lui tenait tête puisqu'il savait que beaucoup d'autres personne aurait démarrer au quart de tour avec une réflexion comme il lui avait lancée.

"Blackery" avait-elle corrigée, lui dévoilant par la même occasion son véritable nom, lorsqu'il s'était remis à lui parler. Il leva les yeux au ciel et soupira un léger "qu'importe" alors qu'elle lui faisait remarquer ironiquement le dévouement qu'il avait lui pour son travail et qu'elle ignorait que gâcher la vie des gens était un justificatif pour son salaire. Là dessus, il retira d'un coup sec le journal de son visage et lui adressa un sourire éclatant.

"Chacun son truc mademoiselle. Vous êtes payée pour sauver la vie des gens, moi pour la leur gâcher. La vie peut être cruelle parfois, surtout lorsqu'on est sang de bourbe! Mais j'imagine que vous savez tout ça, n'est ce pas?"

Nouvelle provocation qui touchait une fois de plus le petit ami, où devait-on plutôt dire l'ex petit ami puisque le voilà décédé, de la petite brune. Il posa un pieds sur son genoux et l'observa sans réel intérêt. Il attendait juste à présent que les choses se passent, tout en continuant à s'amuser.

"Malheureusement pour vous, vous êtes mon dernier patient de la journée. Autrement dit je n'ai rien à faire d'autre que de vous tenir la jambe pendant le reste de la soirée parce que comme vous l'avez si bien souligné, personne ne m'attend chez moi, pas vrai?"

Il se mit à applaudir à cette nouvelle.

"Merveilleux! En ce cas, vous allez pouvoir avoir la joie de me tenir compagnie jusqu'à ce que je me lasse et que je retourne bien sagement dans ma chambre comme un docile petit agneau. Alors, que voulez vous faire Backary, des idées, des suggestions?"

"Écoutez-moi bien : le seul moyen de vous débarrasser de moi, c'est de remonter dans votre chambre. Si j'applique votre traitement et signe la charte de visite, vous aurez tout le loisir de jouer les explorateurs tout seul."

Faussement déçu, il fit mine de faire la moue et se mit à croiser les bras comme un petit enfant insolent.

"Moui... sauf que j'ai pas envie."

Sans bouger le reste de son corps, il tourna la tête vers la fenêtre comme si l'extérieur fut un soudain intérêt pour lui alors qu'il ne le regardait pas vraiment. Puis il finit par reporter son attention sur elle et prit une longue inspiration avant de poursuivre :

"Je retournerais dans ma chambre que si l'on me sert du thé, des toasts avec œufs sur le plat et un peu de confiture à la mûre. J'ai faim."

Telle fut sa première offre.
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MessageSujet: Re: Life on Mars (Hazel)   Sam 18 Jan - 12:47

    Je détestais par dessus tout perdre mon temps. Depuis le début de la Résistance, je m'étais efforcée d'être un modèle d'efficacité. Efficace au Quartier Général, efficace à l'hôpital, efficace partout. Mais c'était sans compter sur Grey et ses dons d'emmerdeur. Il était l'incarnation de la perte de temps, assit là dans sa blouse, refusant de remonter sans sa chambre sous le prétexte de... Quel prétexte d'ailleurs? A par celui de taper sur le système de son médecin, bien entendu.
    Or, j'étais ce médecin. Et seuls ma conscience professionnelle et un possible passage en justice m'empêchaient de lui jeter un sort de ligotement afin le ramener fisa dans ses quartiers. A vrai dire, la justice avait plus de poids que la conscience. Jeter un sort de ligotement n'était pas exceptionnel ici; bon nombre de patients récalcitrant y avaient droit. Mais il aurait été de mauvais gout d'en faire de même pour Grey. Je doutais qu'un type de son ego supporterait un tel traitement sans quelques représailles derrière. Et quand bien même mon geste aurait été légitime, il n'en restait pas moins un homme d'influence. Quel poids aurais-je en justice, moi, médicomage anciennement fiancée à un "sang de bourbe" face à un honorable Auror respectueux du nouveau gouvernement? Autant donner ma lettre de démission sur le champ.

    Non content d'être une perte de temps majeure, Grey s'amusait aussi à appuyer là où ça fait mal. Et il n'attendit pas de se faire prier pour lancer sa première salve de remarques blessantes. Mais j'aurais dû m'en douter, être désagréable faisait pratiquement partie des prérogatives dans sa profession. Et si les remarques concernant Liam me laissèrent sur la touche quelques secondes, je ne tardais pas à reprendre contenance, glissant à mon tour quelques piques en sa direction.


    "Vous auriez pu trouver un meilleur mensonge, j'y aurais peut être cru."

    J'esquissai un sourire derrière mon magazine et relevai les yeux quelques instants pour le regarder.

    "Non, la vérité c'est que je me meurs d'amour pour vous et que je fantasme sur ce qui se cache sous votre blouse."

    Je levai les yeux au ciel avant d'ajouter, l'air le plus blasé du monde :

    "Oh prends-moi, oh prends-moi."

    Mon objectif principal était de le ramener dans sa chambre quelques étages plus haut et, si possible, en un seul morceau. Le seul bémol étant qu'il n'était pas prêt à me faciliter la tâche. Mais encore une fois, j'aurais dû m'en douter. Je tentais donc une première tactique pour essayer de le déloger de son siège : blesser son égo. Si mes études de médicomagies m'ont apprises que l'Homme était constitué à 75% d'eau, des études sur Grey suffiraient à démontrer qu'il n'était qu'un amalgame d'orgueil et de vanité relié par des vaisseaux sanguins. Malheureusement, critiquer son métier le laissa quelque peu indifférent, même s'il daigna répondre à mes attaques.

    "La vie peut être cruelle parfois, surtout lorsqu'on est sang de bourbe! Mais j'imagine que vous savez tout ça, n'est ce pas?"

    Et BIM! J'encaissai le choc plus rapidement cette fois. Le gag devenait certes usant, mais à force de répétition également beaucoup moins effectif. Je haussai les épaules en tournant une nouvelle page du journal.

    "J'imagine l'éclate totale qu'est la vie d'un sang pur haït par la moitié de la Grande Bretagne."

    Etant coincée avec lui, je n'allais pas tarder à en avoir un aperçu. Je lui signifiai d'ailleurs qu'il n'était pas pret de se débarrasser de moi, étant mon dernier patient de la journée. Une perspective qui, j'en étais certaine, le ravissait autant lui que moi. Mais son attitude de gosse prenant le dessus, Grey était d'attaque à me tenir la jambe jusqu'au bout de la nuit. Et tel un gosse, il passa du refus catégorique au marchandage. Enfin le bout du tunnel! D'autant que ses exigences n'étaient pas aussi farfelus que d'autres.

    "Si ce n'est que ça, je peux tout à fait donner l'ordre aux elfes de maison en cuisine."


    Lui tenir tête jusqu'à pas d'heure n'avait aucun sens, borné comme il était. Même si une partie de moi s'exaspérait à répondre à sa demande, une autre me soufflait que c'était pour le mieux. Plus vite Grey remonterait dans sa chambre, plus tôt j'aurais la paix.

    "Quel thé?"
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MessageSujet: Re: Life on Mars (Hazel)   Sam 5 Avr - 17:07

Lawrence regarda la médicomage déchanter. Pour une réaction inattendue, il devait admettre qu'elle avait fait fort! Au moins, elle avait pris en compte ce qu'il lui avait dit. Si auparavant, elle avait manqué d'imagination quant à ses mensonge, à présent, elle en avait beaucoup trop.
Il s'installa sur le côté, le coude contre un bras du fauteuil dans lequel il était assis, sa main retenant sa tête.

"Non, la vérité c'est que je me meurs d'amour pour vous et que je fantasme sur ce qui se cache sous votre blouse."

Vint là un dur dilemme. S'en amuser à son tour, puisqu'elle rentrait dans son jeu, ou la refroidir, bien que cela n'aurait aucun effet sur elle? La crème de la crème arriva juste après :

"Oh prends-moi, oh prends-moi."

Il resta un moment immobile, sans laisser paraitre la moindre expression, la fixant en silence. Puis, à force, il fit semblant de sursauter et se mit à applaudir.

"Bravo! Vous auriez pu avoir une carrière brillante à l'Institut des Arts Dramatiques pour Sorciers. Quel dommage! Pourquoi ne pas avoir pris cette voie là? Elle semble si bien vous convenir! Quoique, c'était un peu surjoué!" fit-il en grimaçant, jouant à son tour.
"Cependant, faites attention, je pourrais vous prendre au mot..."
Il secoua ses sourcils afin de lui faire comprendre où il voulait en venir, même s'il plaisantait lui aussi. Même si, à regarder la sorcière, elle n'avait rien à se reprocher physiquement. Mais ces choses là ne l'intéressait en général aucunement. Il n'avait pas de temps à perdre avec des futilités comme l'amour ou même le sexe. Deux notions capable de le détourner de sa principale mission d'ailleurs et il en était parfaitement conscient.
Et puis la discussion prit un autre tournant lorsqu'il lui répliqua que la vie pouvait être cruelle lorsque l'on était un sang de bourbe et qu'il imaginait qu'elle soit au courant de cela. Il savait pertinemment l'effet qu'aurait ses paroles puisqu'il visait là la mort de son feu fiancé.

"J'imagine l'éclate totale qu'est la vie d'un sang pur haït par la moitié de la Grande Bretagne." répondit-elle froidement.
Ah! le voilà enfin satisfait.!
"Ooooh, non, vous ne pouvez pas imaginer..." fit-il en jubilant. "C'est tellement bon... tout comme voir la pointe de colère et de chagrin que vous venez de me démontrer à présent. Mais vous aurez beau essayer de faire semblant, je sais que je vous ais fait mal. Et ça, c'est l'éclate."

C'étaient de bien cruelles paroles qu'il venait de prononcer mais c'était le but voulu. Lawrence n'était pas là pour être gentil, et surtout pas avec elle. Elle, qui semblait... différente. Et bien qu'elle ne laissait rien transcrire, il semblerait qu'elle était faite pour ne pas s'entendre avec lui. Et pourtant, elle était une simple médicomage, dont le fiancé avait été tué après son expulsion au sein de l’hôpital parce qu'IL en avait été la cause. De toute manière, même si c'était triste à penser, il fallait bien qu'il se défoule sur quelqu'un et comme Zoey n'était pas là, il en profitait. Ca aurait pu être elle comme un autre, en fin de compte.

Il se mit ensuite à faire l'enfant en exigeant un thé et de l'accompagner, promettant de retourner sagement à sa chambre sous cette condition.

"Si ce n'est que ça, je peux tout à fait donner l'ordre aux elfes de maison en cuisine."

Il tourna la tête de droite à gauche en secouant son index de la même façon.

"Tutututut! Non, je veux que ça soit vous qui le fassiez. Faites moi du thé, vous, et vous avez ma parole que je retournerais au lit sans faire d'histoire."

Sinon, ce n'était pas drôle. Quant à sa promesse, ce n'était pas homme à les trahir, même s'il n'avait rien de très gentil.

"Quel thé?" demanda-t-elle.
"Pomme caramel." répondit-il en arborant un grand sourire. Son préféré. "Et n'oubliez pas deux sucrettes s'il vous plait, c'est très important."

Il se mit à pianoter le bras de son fauteuil d'un air patient, en attendant que les choses ne se fasse. Il observa la médicomage dont il avait encore oublié le nom en notant les moindres détails de ses gestes dans sa tête. Cela était inutile, mais Lawrence était enfermé ici à ne rien faire, et par conséquent, il lui fallait une occupation.

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